Casado et Abascal ont qualifié Sanchez de « menteur » et d' »incompétent »

Les interventions des leaders du PP et de Vox étaient toutes deux des amendements à la totalité, non seulement de l’intervention du président Pedro Sanchez hier au Congrès, mais de toute l’action du gouvernement depuis l’investiture.

Casado, qui l’a qualifié d' »incompétent » et de « menteur », a commencé par lui reprocher de ne pas avoir félicité la Chambre et les Espagnols pour Noël dans son discours, soulignant l’ancienne condition catholique du pays. Et puis il a repris tous les péchés par action ou par omission qui lui ont été reprochés depuis onze mois. De la falsification présumée du nombre de victimes du coronavirus à l’approbation des budgets avec les supports de l’investiture, que le président du PP définit comme agglutinant « tout ce qui est contraire aux intérêts généraux de l’Espagne ».

Si nous ne donnons pas un tour à la question de Noël, nous aurons une troisième vague très compliquée »

Inés Arrimadas

Dans la liste, il y avait aussi son recours à l’état d’alarme, ainsi qu’une éventuelle volonté d’échapper au contrôle parlementaire, toutes attitudes qui le rendent digne de l’épithète de « déloyal », ainsi que « arrogant ». En ce sens, Casado est allé jusqu’à demander à Sanchez un cri pour la pandémie :  » Je me sens vraiment comme Angela Merkel, avec des larmes, ce qui se passe dans ce pays. « 

Casado a accusé Sanchez d’offrir un Code pénal à la carte au mouvement indépendantiste catalan et a réitéré son refus de négocier le renouvellement du Conseil général du pouvoir judiciaire. En fin de compte, senequistas métaphores maritimes : « Il n’y a pas de vent favorable pour ceux qui ne savent pas où ils vont (…) Dans une tempête, a arrêté le moteur, a baissé les voiles et prétend tenir les autres responsables de la mauvaise mer alors que le problème est qu’il ne sait pas comment naviguer ».

Son gouvernement de coalition rassemble tout ce qui est contraire aux intérêts généraux de l’Espagne »

Pablo Casado

Le leader de Vox, Santiago Abascal, s’est davantage collé au thème de l’apparition et, après avoir réitéré son discours sur le gouvernement des « ennemis de l’Espagne », a consacré une grande partie de son discours à faire l’éloge des exécutifs de Hongrie et de Pologne, pour avoir refusé que les aides européennes soient soumises au respect de l’État de droit, une condition « idéologique », selon le leader de l’extrême droite, qui estime que la résolution du conflit est « une victoire de la souveraineté nationale et de la liberté politique contre la dictature et le rouleau compresseur pro-vert de Bruxelles ». Il a également profité de l’occasion pour critiquer la politique d’immigration de l’exécutif et insulter les mineurs migrants : « aucun des menas qui volent, qui agressent ou violentent à Madrid ou dans le reste des villes n’est venu apporter quoi que ce soit en Espagne ».

La Hongrie et la Pologne sont la victoire de la souveraineté nationale contre la dictature progre de Bruxelles »

Santiago Abasacal

Inés Arrimadas, quant à elle, bien qu’elle ait critiqué Sánchez, et en particulier le résultat de la négociation budgétaire – bien que ce reproche soit réciproque -, a axé son discours sur la mise en garde contre la situation de la pandémie. Il a demandé au président d’éviter la témérité de considérer la situation comme résolue et d’évaluer « la question de Noël, car si nous ne lui donnons pas un tour, nous aurons une troisième vague très compliquée ». Mme Arrimadas a reproché au président de « faire de la lèche à Bildu » et a exigé de la clarté avec le plan de vaccination et qu’il sépare son chef de cabinet, Ivan Redondo, de la gestion des fonds européens, qui devraient être appliqués, selon elle, avec des critères « d’investissement objectif et optimal ».

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