Effets de la mélatonine chez les enfants TDAH souffrant de troubles du sommeil


SUMMARY

Le méthylphénidate (MPH), médicament de première intention chez les enfants souffrant de troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH), est associé à un risque accru de troubles du sommeil. La mélatonine a des propriétés hypnotiques et chronobiotiques qui influencent les troubles du sommeil dans le rythme circadien. Cette étude explore l’efficacité de la mélatonine chez les enfants atteints de TDAH qui ont développé des problèmes de sommeil après avoir commencé le MPH.

Cette étude, basée sur une base de données cliniques, a inclus 74 enfants (69 garçons, âge moyen 11, 6 ± 2, 2 ans) traités naturellement par MPH (dose moyenne 33, 5 ± 13, 5 mg/j). La gravité des troubles du sommeil (retard de l’endormissement) a été enregistrée au début de l’étude et après un suivi d’au moins 4 semaines à l’aide d’une échelle de Likert en sept points selon le score de l’impression globale clinique de la gravité. L’efficacité de la mélatonine sur le sommeil (dose moyenne de 1,85 ± 0,84 mg/j) après 4 semaines a été évaluée sur une échelle de Likert en sept points selon le score d’amélioration de l’impression clinique globale (CGI-I), et les patients ayant obtenu un score de 1 (grandement amélioré) ou 2 (grandement amélioré) ont été considérés comme répondant bien au traitement par la mélatonine.

La sévérité clinique des troubles du sommeil était de 3, 41 ± 0, 70 au départ et de 2, 13 ± 1, 05 après le suivi (p <0, 001). Selon le score CGI-I, 45 patients (60, 8%) ont répondu au traitement par mélatonine. Le sexe et l’âge (enfants de moins de 12 ans) n’ont pas affecté la réponse à la mélatonine pendant le sommeil. Les patients avec ou sans comorbidités ne différaient pas en fonction de la réponse au sommeil. Les comorbidités spécifiques avec les troubles du comportement perturbateur (trouble oppositionnel avec provocation ou trouble des conduites), les troubles affectifs (humeur et anxiété) et les difficultés d’apprentissage n’ont pas affecté l’efficacité de la mélatonine sur le sommeil. Le traitement a été bien toléré et aucun effet secondaire lié à la mélatonine n’a été signalé.

Chez les enfants TDAH qui ont des problèmes de sommeil après avoir reçu un traitement par MPH, la mélatonine peut être un traitement efficace et sûr, indépendamment du sexe, de l’âge et des comorbidités.

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ABSTRACT

Objectif : Le méthylphénidate (MPH), médicament de première intention chez les enfants souffrant de trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), est associé à un risque accru de troubles du sommeil. La mélatonine a des propriétés à la fois hypnotiques et chronobiotiques qui influencent les troubles du sommeil liés au rythme circadien. Cette étude explore l’efficacité de la mélatonine chez les enfants atteints de TDAH qui ont développé des troubles du sommeil après avoir commencé le MPH.
Patients et méthodes : Cette étude, basée sur une base de données cliniques, a inclus 74 enfants (69 garçons, âge moyen 11,6±2,2 ans) traités de façon naturaliste par MPH (dosage moyen 33,5±13,5 mg/j). La sévérité des troubles du sommeil (retard de l’endormissement) a été enregistrée au début de l’étude et après un suivi d’au moins 4 semaines à l’aide d’une échelle de Likert en sept points selon le score de sévérité de la Clinical Global Impression. L’efficacité de la mélatonine sur le sommeil (dose moyenne de 1,85±0,84 mg/j) après 4 semaines a été évaluée à l’aide d’une échelle de Likert à sept points selon le score d’amélioration de l’impression globale clinique (CGI-I), et les patients ayant obtenu un score de 1 (très amélioré) ou 2 (très amélioré) ont été considérés comme des répondeurs.
Résultats : la sévérité clinique des troubles du sommeil était de 3,41±0,70 au départ et de 2,13±1,05 après le suivi (P<0,001). Selon le score CGI-I, 45 patients (60,8 %) ont répondu au traitement par la mélatonine. Le sexe et l’âge (enfants de moins et de plus de 12 ans) n’ont pas affecté la réponse à la mélatonine sur le sommeil. Les patients avec ou sans comorbidités ne différaient pas en fonction de la réponse au sommeil. Les comorbidités spécifiques avec des troubles du comportement perturbateur (trouble oppositionnel avec provocation ou trouble des conduites), des troubles affectifs (humeur et anxiété) et des difficultés d’apprentissage n’ont pas affecté l’efficacité de la mélatonine sur le sommeil. Le traitement a été bien toléré et aucun effet secondaire lié à la mélatonine n’a été signalé.
Conclusion : Chez les enfants atteints de TDAH ayant des problèmes de sommeil après avoir reçu un traitement par MPH, la mélatonine peut être un traitement efficace et sûr, indépendamment du sexe, de l’âge et des comorbidités.

Trouble de déficit d’attention/hyperactivité, troubles du sommeil, enfants, mélatonine, méthylphénidate

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Etiquetas : Trastorno por déficit de atención / hiperactividad, trastornos del sueño, niños, melatonina, metilfenidato.

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