Évaluation de l’utilisation des médicaments chez les patients atteints de maladie rénale

Les patients atteints de maladie rénale (MR) peuvent présenter des altérations pharmacocinétiques qui, avec les propriétés physicochimiques des médicaments, affectent la sécurité et/ou l’efficacité du traitement médicamenteux. Afin d’évaluer les traitements pharmacologiques des patients atteints de RD et d’identifier la présence de facteurs pharmacocinétiques décrits dans la littérature et les caractéristiques physicochimiques du médicament qui déterminent l’ajustement de la dose, une étude observationnelle prospective a été menée dans le service de néphrologie (SN) d’un hôpital universitaire de haute complexité, chez des patients hospitalisés, entre juin et novembre 2014. Le suivi pharmacologique des patients a été effectué du lundi au vendredi, par le biais de visites médicales quotidiennes, en complétant les informations avec le dossier électronique TiCares®. Pour l’évaluation des médicaments utilisés par les patients atteints de RD et l’identification des facteurs pharmacocinétiques décrits dans la littérature et des facteurs physicochimiques, une revue de la littérature scientifique a été réalisée. L’ajustement de la posologie du médicament était basé sur la littérature scientifique. Des recommandations pour la gestion des médicaments utilisés par les patients atteints de RD ont été proposées. Pendant la période d’étude, 45 patients répondaient aux critères de sélection, 62,2 % étaient des hommes, avec un âge moyen de 56,7 ± 14 ans. 96,6 % d’entre eux ont consommé un médicament qui fait varier le pH gastrique pendant leur hospitalisation, avec une consommation moyenne de 1,8 ± 1 par patient. Au total, 97,8 % avaient au moins une toxine urémique élevée. Un DFG inférieur à 60 ml/min était présent chez 93,3 % des patients, et un ajustement de la dose était nécessaire dans 30,2 % des cas. Les antimicrobiens (34,9 %), les analgésiques (20,4 %) et les antihypertenseurs (11,2 %) étaient les groupes thérapeutiques qui nécessitaient le plus souvent un ajustement de la dose. L’ajustement de la dose était inapproprié pour 4 des 10 médicaments. Dans 97,6 % des médicaments qui ont nécessité des doses supplémentaires post-dialyse, la dose supplémentaire n’était pas indiquée. Parmi les suggestions élaborées, le suivi clinique du patient, l’évaluation périodique de la fonction rénale et des toxines urémiques par des tests de laboratoire et la prescription prudente de médicaments ressortent. Les résultats montrent que, malgré les preuves disponibles, la fréquence des prescriptions inappropriées chez les patients atteints de maladies rénales et le peu de surveillance clinique du patient continuent de se produire

Les patients atteints de maladies rénales peuvent avoir une pharmacocinétique modifiée et, avec les propriétés physico-chimiques des médicaments, affecter la sécurité et/ou l’efficacité du traitement médicamenteux. Afin de valoriser les traitements médicamenteux des patients atteints de maladies rénales et d’identifier les facteurs pharmacocinétiques décrits dans la littérature et les caractéristiques physicochimiques qui déterminent l’ajustement de la posologie des médicaments, une étude observationnelle prospective a été menée dans le service de néphrologie d’un hôpital universitaire de haute complexité, entre juin et novembre 2014. La pharmacothérapie des patients a été suivie du lundi au vendredi par le biais de tournées médicales quotidiennes, en complétant les informations avec le dossier électronique TiCares®. Pour l’évaluation des médicaments utilisés par les patients atteints de maladies rénales et l’identification du facteur pharmacocinétique décrit dans la littérature et physicochimique, une revue de la littérature scientifique a été réalisée. L’ajustement des doses de médicaments a été basé, également sur la littérature scientifique. Des recommandations pour la gestion des médicaments utilisés par les patients atteints de maladies rénales ont été proposées. Au cours de la période d’étude, 45 patients répondaient aux critères de sélection, dont 62,2 % étaient des hommes, avec un âge moyen de 56,7 ± 14 ans. Parmi eux, 96,6% ont utilisé un médicament faisant varier le pH gastrique pendant leur hospitalisation, avec une consommation moyenne de 1,8 ± 1 par patient. Les 97,8 % avaient, au moins, un niveau élevé d’une quelconque toxine urémique. Les 93,3 % des patients avaient un débit de filtration glomérulaire <60 ml/min et pour 30,2 % des médicaments, un ajustement de la dose était nécessaire. Les antimicrobiens (34,9%), les analgésiques (20,4%) et les antihypertenseurs (11,2%) étaient les groupes thérapeutiques qui nécessitaient le plus souvent un ajustement des doses. Nous avons constaté que dans 4 médicaments prescrits sur 10, l’ajustement de la dose était inapproprié. Dans 97,6 % des médicaments, une dose supplémentaire n’était pas indiquée après la dialyse. Ces résultats montrent que, malgré les preuves disponibles, les prescriptions inadéquates sont fréquentes chez les patients souffrant de maladies rénales, et que la surveillance clinique du patient reste insuffisante.

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