Fonction neuropsychologique dans le traitement d’entretien à la méthadone chez les patients VIH

Abstract :

Bien que la thérapie antirétrovirale hautement active (HAART) ait amélioré les taux de survie des patients infectés par le VIH, les troubles neurocognitifs associés au VIH (HAND) existent toujours dans un groupe d’individus fortement prévalent à cette maladie. Dans cette étude, nous avons cherché à évaluer l’influence de la consommation de drogues sur les performances neuropsychologiques des toxicomanes séropositifs. Nous avons réalisé une évaluation neuropsychologique complète et les performances des toxicomanes séropositifs (n = 90) ont été comparées à celles d’un groupe témoin de toxicomanes séronégatifs (n = 48). Les résultats démontrent que les programmes de traitement d’entretien à la méthadone peuvent rendre l’individu séropositif vulnérable sur le plan neuropsychologique. Nous avons également constaté que le sevrage de la drogue a un effet protecteur contre l’existence d’altérations neuropsychologiques associées au VIH. Ces résultats nous amènent à suggérer que la séropositivité ne suffit pas à expliquer les altérations neuropsychologiques chez les usagers de drogues séropositifs, puisque ces altérations semblent être multifactorielles. Infection par le VIH ; performance neuropsychologique ; toxicomanes par voie intraveineuse ; réserve cognitive ; traitement d’entretien à la méthadone Bien que la thérapie antirétrovirale hautement active (HAART) ait amélioré les taux de survie des patients atteints du VIH, les troubles neurocognitifs associés au VIH (HAND) existent toujours dans un groupe très répandu de personnes atteintes de cette maladie. Dans cette étude, nous cherchons à évaluer l’influence de la consommation de drogues sur les performances neuropsychologiques des toxicomanes séropositifs. Nous avons réalisé une évaluation neuropsychologique approfondie et comparé les performances des toxicomanes séropositifs (n = 90) à celles d’un groupe témoin de toxicomanes séronégatifs (n = 48). Les résultats révèlent que les programmes de maintenance à la méthadone peuvent rendre le sujet séropositif vulnérable sur le plan neuropsychologique. De même, nous avons constaté que l’abandon de la drogue a un effet protecteur en présence d’altérations neuropsychologiques associées au VIH. Ces résultats nous amènent à suggérer que la séropositivité ne suffit pas à expliquer les altérations neuropsychologiques des usagers de drogues séropositifs, notant que ces altérations sont multifactorielles. MOTS CLÉS Infection par le VIH ; Performance neuropsychologique ; Usagers de drogues intraveineuses ; Réserve cognitive ; Entretien à la méthadone

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