La maladie de Lyme, de plus en plus présente en Europe

Il y a quelques semaines, les membres du Parlement européen ont mis en garde contre le danger de la maladie de Lyme et ont exhorté cet organe à prendre des mesures pour mieux comprendre cette maladie infectieuse et à mettre en œuvre des lignes directrices communes à tous les pays pour améliorer le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme.

Le nombre de personnes atteintes de la maladie de Lyme augmente chaque année et cette résolution est une bonne nouvelle car elle permettra de progresser dans la lutte contre la maladie et l’efficacité des traitements. La santé publique est encore loin d’intégrer cette maladie dans ses protocoles habituels et seuls des centres comme l’hôpital de jour Biosalud, en Espagne, sont réellement spécialisés dans l’approche globale de cette maladie.

Mais quand on parle de Lyme en Europe, de quoi parle-t-on ? Les conclusions de l’étude « An estimate of the incidence of Lyme disease in Western Europe », publiée par Robert A. Sykes et Phoebe Makiello dans le Journal of Public Health en mars 2017, indiquent que « la maladie de Lyme est une maladie continuellement émergente et constitue l’infection zoonotique la plus fréquente dans certains pays d’Europe occidentale, de sorte qu’elle s’approche du statut endémique dans de nombreux pays. »

C’est la première étude à être réalisée sur l’incidence de la maladie, et elle le fait sur la base de données obtenues dans chaque pays. En moyenne, en Europe, l’incidence est de 22 personnes touchées pour 100 000. Les auteurs suggèrent qu’il est nécessaire de poursuivre la quantification et la sensibilisation à la maladie de manière uniforme dans tous les pays, car nous sommes confrontés chaque jour à des « risques d’infection plus importants ».

Lorsque nous regardons l’Espagne, nous constatons que Lyme n’a été mesuré que dans la Rioja, où 9 cas pour cent mille habitants sont diagnostiqués. En Autriche, ce chiffre s’élèverait à 135 cas et au Portugal, au contraire, l’incidence serait de 0,04 cas. La différence de chiffres peut s’expliquer par deux raisons : la première est qu’il existe des conditions géographiques et climatiques favorisant la présence accrue de tiques, l’animal qui transmet la borrellia (la bactérie qui cause l’infection). La seconde serait en l’absence de diagnostic clair de cette maladie, diagnostic qu’il n’y a d’ailleurs aucune obligation de notifier.

Ce que nous voyons à l’hôpital de jour Biosalud, c’est que nos patients sont passés par différents centres médicaux et diagnostics, sans trouver de remède, et ce n’est que lorsqu’ils reçoivent un diagnostic de Lyme et un traitement pour leurs symptômes, qu’ils commencent à s’améliorer.

Quelle est la population la plus à risque de contracter la maladie de Lyme ?

Comme le souligne l’étude et comme nous l’avons souligné à l’hôpital de jour Biosalud à d’autres occasions, les personnes les plus à risque sont celles qui vivent ou travaillent dans des zones endémiques pour la maladie de Lyme, comme les zones boisées. Egalement ceux qui travaillent dans la sylviculture, l’élevage ou le secteur militaire. Des activités telles que la chasse, le pique-nique ou le jardinage augmentent également le risque d’infection.

D’autre part, la maladie de Lyme est saisonnière ; l’activité des tiques est plus élevée pendant les périodes chaudes de l’année. Dans tous les cas, il s’écoule un certain temps entre l’augmentation de l’activité des tiques et le diagnostic des cas, et ce parce que les symptômes apparaissent entre deux et trente jours après l’infection.

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