Leadership par la confiance

Selon Tim McDonald, architecte de l’humanité, co-créateur de CreatingIs, LLC et LIFEworking, « Pour être un bon leader, il faut écouter plus que parler, prendre des mesures pour transmettre nos propres sentiments aux autres et connaître ceux de nos employés, accepter les différences des membres de l’équipe et partager les émotions. »

La deuxième composante est la performance d’un leader dans la gestion des peurs. Il existe une peur rationnelle, comme celle d’éviter un liquide chaud ou de s’arrêter à un feu rouge. Mais il existe des peurs irrationnelles, celles dont on pense qu’elles peuvent nous faire du mal mais quand on les affronte consciemment, on se rend compte que, si elles se produisent, elles ne peuvent pas mettre notre vie en danger et, dans certains cas, l’issue peut nous être bénéfique.

L’une des peurs irrationnelles les plus courantes est de s’inquiéter de l’argent, de ne pas en avoir assez, de ne pas atteindre l’objectif de vente, de perdre des fonds propres. En réalité, ce n’est pas quelque chose qui va affecter la vie. « Il est temps de raconter une nouvelle histoire sur la peur, une histoire rationnelle, car nous avons besoin d’une peur rationnelle pour nous protéger. Nous pouvons utiliser la peur pour être plus créatifs, plus productifs, grâce à l’adrénaline qu’elle génère. »

Parmi les effets bénéfiques de la peur rationnelle, il y en a trois : la prise de conscience, l’action et la communauté.

    • Prise de conscience : pour l’ancien directeur communautaire du Huffington Post, si l’on est conscient de la peur irrationnelle, cela permet de la surmonter et d’aller de l’avant. Comme le disait Albert Einstein, « l’important n’est pas d’arrêter de se poser des questions. La curiosité a sa propre raison d’être. M. McDonald a illustré le cas d’un employé qui est autorisé à faire preuve de créativité pour résoudre un projet en utilisant les ressources disponibles, sans suivre une « recette » spécifique. Cela crée un espace pour l’innovation.
    • Action : Il s’agit de décomposer les grands sujets en petites tâches réalisables en peu de temps, pour ressentir la satisfaction d’être compétent et de réaliser que l’exploit n’était pas aussi grand qu’initialement perçu.
    • Communauté : Il s’agit d’instaurer la confiance. Beaucoup ne savent même pas quel est le but de l’entreprise pour laquelle ils travaillent ou leur propre but.

    Les dirigeants devraient inviter les membres de leur équipe à partager un déjeuner, à fraterniser en dehors du bureau, à mieux les connaître, à connaître leur vie, les projets personnels qui les passionnent. L’orateur a invité les 65 IT Masters présents à permettre à leur équipe de s’exprimer librement au travail et à mettre quelqu’un comme antagoniste pour contraster les objectifs de l’entreprise et leur rôle dans ceux-ci.

    « Construire la confiance est l’un des objectifs de la création de communautés, où les membres interagissent. S’il est nécessaire d’organiser des réunions virtuelles, exigez qu’elles soient ouvertes en vidéo, car c’est aussi réel qu’une discussion à distance peut l’être. »

    En bref, un leadership efficace consiste à agir, à apprendre et à accepter. Il faut identifier la peur comme rationnelle et irrationnelle et, à partir de là, utiliser ses effets positifs pour générer une prise de conscience, agir pour écouter et apprendre, et construire une communauté. L’autre élément est la confiance, qui s’acquiert en apprenant à écouter, à partager ses sentiments, à créer une identité et à l’inclure dans la conversation.

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