Les femmes dans l’histoire

Les mariages de complaisance furent pendant des siècles quelque chose de tout à fait normal au cœur des maisons royales européennes. Les rois, les reines, les princes et les princesses étaient unis par des mariages dans lesquels les familles étaient liées, pas les personnes, ni bien sûr les sentiments. Certains de ces grands personnages ont accepté leur destin de manière soumise ou ont su faire semblant de l’accepter tout en menant une double vie. Mais ces amours secrètes ne sont pas toujours impunies. Marguerite de Bourgogne est l’une de ces femmes qui était destinée à devenir reine mais qui a décidé de suivre son cœur et sa propre volonté malgré les conséquences. Les conséquences pour elle étaient terribles.
L’épouse du dauphin
Margarita de Bourgogne est née en 1290 au cœur de la dynastie royale française. Elle était la fille de Robert II de Bourgogne et d’Agnès de France, qui était la fille du roi Louis IX. Née dans un tel berceau, il n’est pas surprenant que Marguerite ait été destinée à finir ses jours aux côtés de l’un des hommes les plus importants de France. C’est ainsi que le 23 septembre 1305, la jeune princesse épouse Louis, fils aîné du roi de France Philippe IV, dit le Bel.
La reine emprisonnée
Il semble que Marguerite et sa cousine Blanche de Navarre aient passé les premières années du mariage de la future reine à organiser des fêtes et à avoir des relations extraconjugales. La supercherie a pu être maintenue jusqu’à ce qu’Elizabeth, belle-sœur de Margaret et reine d’Angleterre, voie avec étonnement lors d’une visite à sa famille en France, comment un cadeau fait à l’épouse de son frère portait sans le moindre scrupule un page du palais.

Le désastre s’abat alors sur Marguerite, qui est emprisonnée avec ses cousines Blanche et Jeanne, cette dernière étant accusée de complicité.
Après avoir été maltraités et vilipendés publiquement, ils sont emprisonnés à vie dans le château de Gaillard.
Alors que Jeanne est graciée et retrouve sa liberté, sa sœur finit ses jours enfermée. Le sort de Marguerite, selon les historiens et les chroniqueurs, fut l’assassinat à l’été 1315 ordonné par son mari qui voulait se remarier. D’autres sources affirment qu’elle a vécu quelques années de plus.
Quoi qu’il en soit, le destin de Marguerite n’était pas de s’asseoir sur le trône de France et de Navarre. Sa rébellion et sa décision de ne pas se conformer aux règles établies qui annulent toute velléité de volonté propre l’ont conduite à avoir une existence brève et malheureuse.

Si vous voulez lire à son sujet

La dynastie maudite, Isabel Pisano
Genre : roman historique
.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *