Les héroïnomanes ne peuvent accéder aux dispensaires de méthadone que le matin

La Communauté compte plus de 5 000 héroïnomanes inscrits au programme de distribution de méthadone. L’administration de ce substitut aux opiacés s’effectue dans 48 points, répartis dans 31 municipalités, et situés dans 29 centres de santé, six unités mobiles et trois pénitenciers. Toutefois, sauf dans les bus, les heures de distribution sont uniquement le matin et du lundi au vendredi. Face aux demandes d’horaires plus flexibles, le département de la protection sociale reconnaît que l’accès à ce traitement devrait être accru avec la dispensation dans davantage de centres de santé.

La méthadone est devenue l’option thérapeutique choisie par la plupart des héroïnomanes qui optent pour un traitement, selon la protection sociale. Sur le nombre total d’héroïnomanes en 1999 qui ont décidé d’entrer dans un programme de désintoxication, 41% ont opté pour le programme de distribution de méthadone. Dans la Communauté, la méthadone a été administrée en 1996 à 2 338 patients, en 1999 le chiffre était proche de 4 500 et cette année il est estimé à plus de 5 000. L’administration de cette substance, qui nécessite des contrôles périodiques et une parfaite accréditation de la part du patient, se fait dans les Unités des Comportements Addictifs, intégrées au système de santé, dans certains hôpitaux, comme le Docteur Peset de Valence ou la Psychiatrie de Bétera, et dans divers centres spécialisés et de soins primaires.

Bien que les effets de la méthadone soient quelque peu dilatés dans le temps et qu’un délai de quelques heures ne soit pas déterminant, il est vrai que les usagers trouvent que les horaires sont peu flexibles et condensés le matin. Si la police rencontre une demande pour un point de service de méthadone au milieu de l’après-midi, elle doit orienter le patient vers n’importe quel centre hospitalier. En fait, même le centre de distribution de méthadone est ouvert de 8h00 à 13h30. Aussi avec les heures du matin fonctionne le centre de la Croix-Rouge dans la rue de Jurado Blanquer (Valence), bien qu’il serve jusqu’à 15h00

Cette restriction oblige les utilisateurs à se rendre au centre à l’heure indiquée ou à connaître l’itinéraire des unités mobiles. Une personne déplacée, en traitement et disposant des accréditations correspondantes ne reçoit pas la dose si ce n’est pas avec une indication expresse du médecin qui la suit habituellement.

Les héroïnomanes qui optent pour le programme ont un certain profil. Une grande majorité d’entre eux sont accros à l’héroïne depuis plus de 12 ans et l’âge moyen est de 32 ans. En outre, 82,5 % des patients qui optent pour la méthadone ont déjà suivi d’autres traitements qui ont échoué. Selon les enquêtes menées par le Plan national sur les drogues, la Communauté de Valence a évolué en faveur de l’extension des programmes de distribution de méthadone. Alors qu’en 1995, 46,8% des citoyens la considéraient comme importante ou très importante, en l’an 2000, ils étaient 84% à le faire. Cependant, malgré le fait que le nombre de points de distribution de ce substitut aux opiacés ait doublé, les utilisateurs demandent des horaires plus flexibles. Le département de la protection sociale assure qu’il est nécessaire d’augmenter l’accessibilité et que les unités mobiles seront progressivement remplacées ou renforcées par l’administration dans un plus grand nombre de centres de santé, ainsi que l’extension de la dispensation dans les pharmacies.

* Cet article est paru dans l’édition imprimée du 0003, 03 septembre 2000.

* Cet article est paru dans l’édition imprimée du 0003, 03 septembre 2000.

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