Méthode 360 : les bienfaits du micro-jeûne de nuit

On l’appelle le régime 15:9 ou la méthode 360 Rada. Il s’agit d’un jeûne de 15 heures au cours duquel nous consommons de la nourriture pendant les neuf heures restantes. Nous prenons le dernier repas de la journée vers 18 heures et le suivant vers 9 heures. Il s’agit d’environ 15 heures de micro-jeûne, de repos du système digestif et de passage de votre corps. Pendant cette période, nous pouvons consommer des liquides tels que l’eau, voire du thé ou du café avec la dose de sucre contrôlée et sans elle beaucoup mieux. Nos ancêtres n’avaient pas un horaire aussi régulier et notre évolution a détérioré le biorythme naturel du corps. Ce régime est très efficace, car pendant cette période de repos, il y a récupération, régénération et autophagie de la graisse viscérale.Ce micro-jeûne augmente également une protéine appelée facteur neurotrophique dérivé du cerveau ou BDNF. Il s’agit d’une protéine qui agit comme un facteur de croissance de la famille des neurotrophines associées au facteur de croissance des nerfs. Ces neurotrophines sont présentes dans le cerveau et les tissus périphériques.Le petit-déjeuner doit être normal et le déjeuner doit être normal, avec des nutriments adéquats. Au dernier repas de la journée, à 18 heures, nous ne prendrons que des protéines et des légumes, sans graisses ni glucides. Cette habitude améliorera notre sommeil, la mélatonine augmentera et réduira considérablement notre poids et notre taille. Le traitement idéal selon la méthode dite « 360 » comprend des oligo-éléments et une thérapie de stabilisation du métabolisme. Il ne s’agit pas d’un régime basé uniquement sur les calories mais sur les moments les plus appropriés pour manger. Et ce, pour deux raisons très simples : les aliments seront mieux transformés et ne se transformeront pas en graisses et les hormones responsables du contrôle du sucre et des graisses sont moins actives le soir. En d’autres termes, le fait de dîner avant que ces fonctions ne commencent à ralentir peut nous aider à contrôler notre poids. Ce sont là quelques-uns des avantages que nous obtiendrons en accordant à l’organisme une nuit de repos en matière d’alimentation. D’abord le contrôle de l’insuline, ensuite le contrôle des lipides sanguins. Troisièmement, une augmentation de l’hormone de croissance, qui est liée au ralentissement du vieillissement et au maintien des muscles. Quatrièmement, il y a aussi un bénéfice pour l’esprit avec un effet libérateur.

Etudes sur le micro-jeûne

De nombreuses études s’attachent à préciser d’un point de vue médical les bienfaits de cette habitude de jeûne intermittent ou micro-jeûne. L’un des résultats qui a déjà été observé est que le jeûne 15/9 produit une perte de poids. Le jeûne intermittent est un bon moyen de perdre du poids et d’améliorer la santé métabolique des personnes qui peuvent tolérer des intervalles sans ou avec peu de nourriture à certaines heures de la nuit. Le jeûne intermittent, c’est-à-dire des périodes d’abstinence volontaire de nourriture et de boisson, est pratiqué dans le monde entier depuis l’Antiquité. L’objectif de ces études est de fournir une vue d’ensemble des programmes de jeûne intermittent et de résumer les preuves de leurs avantages pour la santé. Les résultats de santé d’intérêt sont les changements de poids et les paramètres métaboliques associés au diabète de type 2, aux maladies cardiovasculaires et au cancer. Un aperçu est également présenté sur les principaux mécanismes postulés pour relier le jeûne à la santé humaine. À savoir la biologie circadienne, le microbiote gastro-intestinal et les habitudes de vie modifiables telles que l’alimentation, l’activité physique et le sommeil. En ce qui concerne ce dernier point, de nombreuses études d’observation indiquent que la consommation de nourriture le soir est associée à une diminution de la durée du sommeil et à une mauvaise qualité du sommeil. Une résistance à l’insuline et un risque accru d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires et de cancer peuvent en résulter. Une étude contrôlée de 12 semaines a révélé que le jeûne modifié, associé à un protocole d’exercice, entraînait une perte de poids nettement plus importante (6,5 %) que le jeûne seul (3,2 %) ou l’exercice seul (1,1 %). Les résultats de ces études interventionnelles sur le jeûne modifié suggèrent que cette stratégie entraîne une perte de poids, avec des effets modestes et mitigés sur les marqueurs glucorégulateurs, les concentrations lipidiques et les marqueurs inflammatoires. On a trouvé douze études sur des rongeurs utilisant la méthode de restriction avec des intervalles de jeûne quotidiens de 12 à 16 heures. Malgré l’hétérogénéité de ces études, les conclusions sont les suivantes : chez la souris, l’alimentation de restriction est associée à des réductions de poids, de cholestérol total, de TG, de glucose, d’insuline, d’interleukine-6 et de facteur de nécrose tumorale, ainsi qu’à des améliorations de la sensibilité à l’insuline.Nous n’avons trouvé que deux études humaines portant sur les effets des interventions d’alimentation de restriction qui prolongent la durée du jeûne nocturne. Le jeûne intermittent, qui limite la prise de nourriture aux heures de la journée, peut influencer la biologie circadienne. Les organismes ont évolué pour limiter leur activité à la nuit ou au jour grâce à une horloge circadienne endogène qui garantit que les processus physiologiques se déroulent au moment optimal. Le moment de la journée est important pour l’intégration du métabolisme et de l’énergie. Outre les indices physiologiques, tels que les schémas de sécrétion hormonale, la coordination physique et le sommeil, certains types de jeûne peuvent imposer un rythme diurne dans la consommation alimentaire, qui produit des oscillations accrues dans l’expression des gènes de l’horloge circadienne qui reprogramment les mécanismes moléculaires du métabolisme calorique et de la régulation du poids corporel.

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