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Ce contenu a été publié le 09 mars 2021 – 22:1009 mars 2021 – 22:10

Miami, 9 mars (EFE).- Cinq détenus d’une prison du comté de Miami-Dade (Floride) ont battu pendant qu’il dormait dans sa cellule Jorge Barahona, qui attend son procès pour la mort de sa fille adoptive et la torture de son frère jumeau, dans une affaire qui a choqué la société, a déclaré la police mardi.

Les faits se sont produits après minuit le 1er mars dernier, lorsque cinq détenus ont attaqué Barahona, 53 ans, d’origine nicaraguayenne, alors qu’il dormait dans sa cellule et lui ont causé « de multiples contusions au visage, une coupure au nez et des saignements de nez », selon l’affidavit d’arrestation auquel Efe a eu accès.

Les cinq détenus accusés d’un délit pour l’attaque, qui n’a pas été enregistrée par les caméras de surveillance parce qu’elles les couvraient, sont : Armando Verdecia, 21 ans ; Hakeem Drane, 24 ans ; Klauss Moise, 20 ans ; Devaun Spaulding, 27 ans ; et Oscar Martinez, 29 ans.

Barahona a été attaqué au centre de détention en raison de la « nature de ses accusations en cours », selon le rapport.

L’homme hispanique est accusé d’avoir tué sa fille adoptive, Nubia Barahona, 10 ans, en février 2011, et d’avoir torturé son frère jumeau, Victor.

S’il est reconnu coupable, Barahona risque la peine de mort.

En 2011, Victor Barahona, aujourd’hui âgé de 19 ans, a été retrouvé par des policiers inconscient et pris de convulsions dans une camionnette garée sur le bord d’une autoroute à West Palm Beach, à 104 kilomètres au nord de Miami, tandis que sa sœur jumelle, Nubia, 10 ans, gisait sans vie à l’arrière du véhicule, tous deux imbibés de produits chimiques.

L’année dernière, Carmen Barahona, son épouse, âgée de 69 ans, a plaidé coupable de meurtre au premier degré et de maltraitance aggravée d’enfants, et a accepté avec les procureurs, afin d’éviter la peine maximale, de témoigner contre son mari.

Le procès contre Jorge Barahona était prévu pour avril 2020, mais a été reporté en raison de l’apparition de la pandémie de coronavirus et de la fermeture du tribunal pénal de Miami-Dade. Une nouvelle date pour le début du procès contre l’homme hispanique n’a pas encore été fixée.

Les deux enfants ont été placés en adoption en 2009 chez les Barahona malgré de « nombreux incidents » qui auraient dû alerter le couple et conduire à une « enquête » d’une agence d’État.

En 2017, le gouverneur de Floride de l’époque, Rick Scott, a signé une loi autorisant une indemnisation de 3,75 millions de dollars pour Victor Barahona, survivant de mauvais traitements et d’abus de la part de ses parents adoptifs.

Le paiement faisait partie du règlement à la suite d’un procès pour « négligence » contre le Département des enfants et des familles de Floride pour n’avoir pas empêché les abus sur les mineurs de Barahona.

Cette agence a reçu des informations selon lesquelles les deux enfants étaient « sévèrement maltraités » et étaient en danger aux mains du couple, mais peu a été fait pour les protéger.

Un rapport de l’agence d’État de 2011 a en outre conclu qu’il y avait « des lacunes et des échecs importants en matière de bon sens, de pensée critique, d’appropriation des dossiers et de partage d’informations exactes et en temps opportun. » EFE

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